L’église de Brouage

La construction de l’église de Brouage s’est terminée en 1608, sous le gouvernement de Timoléon d’Espinay de Saint-Luc. Cette église est dédiée à Saint-Pierre et Saint-Paul, dont les deux statues sont disposées de part et d’autre de l’autel.

L’église de Brouage est un immense édifice car au moment de sa construction, Brouage comptait au moins 4000 habitants civils qui se rendaient à l’église pour entendre la messe tous les dimanches et tous les jours de fêtes, soit une centaine de jours dans l’année.

Son architecture est caractérisée par la sobriété militaire de l’époque. Les trois nefs sont séparées par des piliers cylindriques, et si les deux nefs latérales laissent encore voir la charpente, la nef centrale est couverte par une voûte de bois en forme de coque de bateau retournée, ce qui laisse supposer qu’elle a été réalisée à l’origine par des charpentiers de navire.

Intérieur de l'égise de Brouage

Intérieur de l’église de Brouage

Le sol de l’église est couvert de nombreuses dalles funéraires qui datent du XVII° siècle, et sous lesquelles reposent anciens gouverneurs, militaires ou riches commerçants d’autrefois.

L’église de Brouage est encore aujourd’hui un lieu de culte, mais elle est également le Mémorial des origines de la Nouvelle-France. Une exposition intitulée « Il était une foi… en Nouvelle-France » retrace l’établissement des premières colonies de peuplement et les premières tentatives d’évangélisation de ce territoire alors méconnu.

Exposition de l’église de Brouage : Il était une foi… en Nouvelle-france

Dans l’église de Brouage, huit vitraux témoignent des liens privilégiés d’amitié qui unissent la France et le Canada. En effet, en fondant en 1608 la ville de Québec, premier établissement permanent français dans la vallée du Saint-Laurent, Samuel Champlain, natif de Brouage, ancrait la présence française en Amérique du Nord, sous le nom de Nouvelle-France.

Les vitraux de l’église de Brouage

Six de ces huit vitraux sont l’oeuvre de l’artiste Nicolas Sollogoub. A propos de ces vitraux, il écrivit « En Nouvelle-France, les premières chapelles étaient construites de façon très rudimentaire, les murs constitués d’un assemblage de rondins de bois à peine équarris, le toit couvert d’écorce de bouleau, à la façon amérindienne, laissait souvent passer la pluie […] Ici, croyez-moi, il n’était pas question de vitraux, sauf, peut-être, l’illusion que donnaient les tons rouge et or des érables avoisinant la chapelle dans le flamboiement automnal. La sobriété s’imposait donc pour les vitraux canadiens. C’est ainsi que les deux premiers vitraux : L’épopée de l’Isle Sainte-Croix et la Fondation de Québec ont une coloration très simple : bleu pour le ciel, rouge et or pour la forêt. les tons de plus en plus prononcés dans les vitraux suivants expriment l’avancée du peuplement dans la vallée du Saint-laurent, le développement des relations entre la France et la Nouvelle-France et la concorde qui s’établit progressivement avec les peuples amérindiens. […] Les six vitraux que j’ai eu l’honneur et la joie profonde de réaliser n’ont pas la prétention d’être l’expression d’un virtuose des lignes et des couleurs. Ils se veulent simples et vrais comme l’histoire qu’ils racontent. Tous ont été exécutés dans mon atelier de Vendée, au coeur des Laurentides, dans la Province de Québec ».

 




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